Sécurité alimentaire

BDD/Caritas Bunia dans la lutte contre l’insécurité alimentaire : Une lueur d’espoir pour les petits paysans de Djugu

Cinq mois après la distribution d’intrants agricoles, les premiers résultats sont prometteurs avec des récoltes qui nourrissent et génèrent des revenus.

Dans le territoire de Djugu, en Ituri, où l’insécurité alimentaire et les défis climatiques pèsent lourdement sur les communautés, une initiative porteuse d’espoir prend racine. Grâce au projet « Renforcement de la résilience des petits paysans par la diversification des moyens de subsistance et l’adaptation au changement climatique en Ituri », mis en œuvre par le Bureau Diocésain de Développement (BDD) de la Caritas Bunia, 300 ménages répartis dans six villages voient leur situation s’améliorer. Cinq mois après la distribution de semences maraîchères, le bilan est encourageant : des légumes sont désormais dans les assiettes et sur les marchés locaux.

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Un projet pour renforcer la résilience

Financé par MISEREOR avec l’interface de TROCAIRE, ce projet de trois ans vise à diversifier les sources de revenus et à renforcer la capacité des communautés à faire face aux chocs. La première année est principalement consacrée à la composante agricole. En mai 2025, les participants ont reçu un premier lot d’intrants : des outils (houes, pelles, arrosoirs) et des semences maraîchères (choux, aubergines, ciboules, amarantes). Un appui technique régulier, incluant des formations sur les techniques culturales et la préparation de biopesticides avec l’expertise de l’Inspection de l’Agriculture de Djugu, accompagne les paysans depuis le début.

Des succès prometteurs : de la nourriture et des revenus

Les visites de suivi réalisées par les animateurs du projet ont mis en lumière des réussites significatives dans plusieurs cultures.

L’amarante, une culture rapide et génératrice de trésorerie :

Semée en mai, cette culture à cycle court a été récoltée dès juin-juillet. Au total, les bénéficiaires ont consommé 565 kg et vendu 385 kg d’amarante, soit un total de 950 kg. Les revenus de ces ventes précoces ont permis de financer d’autres activités agricoles.

    Matsisi Evaloy (village Lima) a gagné 50 000 FC. Elle a investi 12 000 FC pour payer des journaliers afin d’agrandir son champ de choux.

    Cécile Fwambe (village Tchaga) a utilisé ses recettes pour préparer son champ de choux et d’aubergines.

    Lodjona Buna Richard (village Butso) a gagné 60 000 FC, qu’il a utilisés pour louer un champ destiné aux cultures vivrières.

    Lire aussi : Sécurité alimentaire : Caritas Bunia intensifie ses actions à Djugu – Caritas Bunia

    La ciboule, un nouveau condiment et une source de revenus :

    Cette plante aromatique, au goût plus doux que l’oignon, a connu un grand succès. Elle est devenue une source de revenus et a permis aux ménages de réduire leurs dépenses en condiments.

    Ndrotsi Ndjiliba Claver (village Kambutso) a gagné 90 000 FC de la vente de ciboules. Cet argent a servi à améliorer l’alimentation de sa famille et à acheter des fournitures scolaires pour ses enfants.

    Goreti Kakwa (village Butso) a vendu une partie de sa récolte pour 11 000 FC, lui permettant d’acheter une deuxième variété de semences de ciboule.

    Le succès est tel que 191 ménages sur 300 ont demandé à remplacer la culture du manioc par celle de la ciboule.

    Le chou, une culture à haut rendement :

    Bien que nécessitant une phase en pépinière, le chou commence à montrer son potentiel économique.

    Cécile Fwambe (village Tchaga) a déjà vendu 158 pommes de choux, générant environ 450 000 FC qu’elle a entièrement consacrées à la scolarité de ses enfants.

    Mave Ivona (village Gbokudju) et d’autres femmes comme Bujune Luiza et Lea Issamba ont également réalisé des récoltes précoces et prometteuses.

    Des chefs de village et des membres influents de la communauté montrent l’exemple avec des champs modèles.

    L’aubergine, des débuts timides mais encourageants :

    Culture plus lente, l’aubergine commence à donner ses premiers fruits chez les participants les plus assidus, comme Françoise (Tchaga) et Kisembo Innocent (Butso), qui ont réussi la phase délicate de la pépinière.

    Des défis à surmonter pour consolider les acquis

    Malgré ces succès, l’initiative rencontre également des difficultés, qui offrent des pistes d’amélioration pour la suite du projet :

    La culture de l’aubergine a été un échec pour la majorité des participants, principalement à cause d’un échec en pépinière dû à un arrosage insuffisant.

    La gestion des ravageurs a posé problème par manque de maîtrise des biopesticides au moment critique.

    La taille des champs a souvent été inférieure aux attentes par rapport à la quantité de semences distribuées, indiquant un potentiel de production encore inexploité.

    Une graine d’espoir pour l’avenir

    Cinq mois après le début des activités maraîchères, le projet du BDD/Caritas Bunia démontre son impact concret. Il a permis à des centaines de familles d’améliorer leur alimentation, de générer des revenus pour faire face à des besoins urgents (scolarité, santé, investissement) et de regagner en autonomie. Les témoignages des bénéficiaires sont unanimes : cette initiative a insufflé une lueur d’espoir à l’horizon. En capitalisant sur les succès et en apprenant des échecs, l’accompagnement technique se poursuivra pour consolider ces avancées et permettre aux petits paysans de Djugu de renforcer durablement leur résilience face à l’insécurité alimentaire.

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